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Emboîtant le pas du think tank Opencat, qui suggérait, le 10 avril, d’utiliser le tronçon perpignanais de l’autoroute A9 comme rocade, par un statut de sa gratuité, le sénateur François Calvet s’est exprimé le 15 avril. Le parlementaire a souligné avoir proposé cette même solution « dès 1995 » après avoir sollicité l’association des Riverains du quartier Saint-Assiscle. L’élu UMP a rappelé que les autorités de l’époque avaient signifié qu’il n’était « pas possible de créer deux sorties à moins de 15 kilomètres l’une de l’autre ». Citant également les exemples réussis de Montpellier, Aix-en-Provence et Girona, le maire du Soler et vice-président de l’Agglomération Perpignan Méditerranée s’est même risqué à évoquer un « projet de métropole transfrontalière » au sein duquel l’axe autoroutier A9/AP-7 constituerait une « grande rocade de Perpignan à Gérone ».

Une sortie d’autoroute »Perpignan centre-ville »

Le sénateur, à l’aise sur le thème des voies de communication après son volontarisme envers la Route Nationale 116, a profité de cette intervention dans le débat pour défendre une troisième sortie d’autoroute à Perpignan, dont il ébauchait le projet il y a 18 ans. Sur le modèle exact de Girona, ville dotée d’une tel accès depuis mars 2013, l’élu a vanté l’intérêt d’un aménagement de ce type aux abords de la clinique Saint-Pierre, qui « aurait irrigué le centre ville de Perpignan, et aurait permis de connecter l’autoroute à la 116 pour l’accès aux stations de sports d’hiver et par la voie sur berge l’accès direct aux plages ». Cette sortie compétitive aurait reçu le nom « Au centre du monde » et favorisé la fréquentation touristique de la ville.