La Clau
Le sénateur Calvet explique pourquoi la fusion de communes coince en Pays Catalan

Le sénateur François Calvet, élu des Pyrénées-Orientales, est intervenu en séance, mardi 11 décembre, sur une proposition de loi visant à adapter l’organisation des « communes nouvelles » à la « diversité des territoires ». L’Etat souhaite enfin réduire le nombre excessif de communes en France, au nombre pléthorique de 35 357, soit 40 % des localités de l’Union européenne. En mai 2014, nous évoquions ce sujet, en citant les anciens villages catalans de Garrieux, La Pave, Bajande, Marcevol et Flassa, englobés lors de précédentes réformes. Face à la dispersion persistante, le parlementaire a souligné que le Pays Catalan est « peu impliqué dans le mouvement » des fusions de communes, malgré l’appât financier proposé par le gouvernement. Seules les communes montagnardes des Angles, Matemale et Formiguères, déjà partiellement mêlées, envisagent au travers de leurs maires une identité unique. Mais cette option n’est aucunement abordée par Toulouges et Canohès, physiquement soudées, comme Thuir ou Llupia, voire Saleilles et Cabestany, qui composaient une seule entité jusqu’en 1923.

« Manque d’autonomie fiscale »

Pour le sénateur Calvet, membre des Républicains, la «configuration géographique » des Pyrénées-Orientales s’ajoute à la volonté des habitants de « voir leurs particularités culturelles (…) comprises et respectées ». Par le passé, Port-Vendres s’est cependant séparée de Collioure, et le Barcarès a quitté Saint-Laurent de la Salanque, sans heurts. L’enjeu de la redistribution territoriale est de rendre la France plus européenne, à l’image de la Catalogne du Sud, où les communes équivalent les intercommunalités françaises. Ainsi la ville de Banyoles, proche de Girona, est composée de plusieurs hameaux dont l’identité propre existe au sein d’une seule entité. « Depuis un an, nous assistons à une stagnation des fusions de communes », souligne le sénateur Calvet, qui insiste sur les moyens : « le découragement des élus est lié à la perte de confiance des collectivités vis-vis de l’État, et au manque d’autonomie fiscale qui s’est accentuée cette dernière année ».

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