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Dans sa fonction de sénateur des Pyrénées-Orientales, Jean-Paul Alduy, également président de l’agglomération Perpignan-Méditerranée, est en charge, depuis février dernier, d’une « Mission d’information Pôle emploi ». Le but de cette démarche est d’améliorer l’adéquation entre les forces vives et les emplois à pourvoir en France, suite à la fusion entre l’ANPE et les Assedic. Il s’agit également de suggérer de nouvelles formules de coopération entre Pôle emploi et les autres structures consacrées au service public de l’emploi. Dans son rapport, remis ce mercredi à Paris, conjointement avec le sénateur socialiste Claude Jeannerot, Alduy revendique l’urgence à « améliorer les performances » de Pôle emploi. Ce besoin, selon lui, « ne peut être obtenu sans augmenter les moyens humains », ou sans un changement progressif des mentalités, vers « une culture de la performance », favorisée par des « primes de résultats ».

Le document salue la fusion des services, effective depuis 2009, car celle-ci simplifie les démarches et offre un un traitement plus égalitaire des chômeurs. Il relève cependant que « la qualité et l’intensité du suivi des demandeurs d’emploi demeurent insuffisantes ». Au-delà des bonnes volontés chez les employés du principal service public de l’emploi, un « véritable saut qualitatif sur l’accompagnement » des chômeurs serait ainsi impérieux, mais il « ne peut être obtenu sans augmenter les moyens humains ». En matière de chiffres concrets, les sous-effectifs des agences de Pôle emploi, largement connus des usagers et des professionnels, exigeraient un important réajustement, car, en 2011, un conseiller a la responsabilité de 150 demandeurs, alors que l’horizon fixé en 2009 était une proportion d’un agent pour 60 demandeurs. La fibre sociale du sénateur Alduy, centriste rattaché au Parti Radical, transparaît dans ce document, qui devrait influer directement sur les futures politiques relatives au monde du travail.

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