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L’efficacité des services sanitaires et l’organisation des équipes de la branche hospitalière du service public des Pyrénées-Orientales sont remises en cause par une étude du ministère de la santé menée 2016. Ce rapport, présenté le 23 août par l’hebdomadaire Le Point sur la foi de la Statistique annuelle des établissements de santé (SAE), révèle que 4,6 millions d’appels téléphoniques passés au SAMU, soit 15% des 29,2 millions de communications, sont restés sans réponse en France. Pour le centre hospitalier de Perpignan, il relève 57,45% d’appels décrochés, conférant au site la position de troisième pire établissement de France, parmi 101 hôpitaux, après Pointe-à-Pitre et Paris. Si l’idéal exigerait des appels honorés au bout de deux sonneries, en réalité, jusqu’à 300 sonneries sont nécessaires dans certains cas. Le centre hospitalier de Perpignan juge ces chiffres « pas du tout fiables » car son logiciel de gestion des appels a connu des « dysfonctionnements importants » empêchant la prise de compte de nombreux appels. Sa direction élève le taux d’appels décrochés à 81,5% et celui des appels décrochés dans un délai inférieur à soixante secondes à 75,51 %.

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