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Huit jours après la déclaration de souveraineté approuvée par le Parlement de Catalogne, le 23 janvier, le président du gouvernement catalan, Artur Mas, a rendu visite au roi d’Espagne. Un entretien tenue le 31 janvier au Palais de la Zarzuela de Madrid, résidence de Juan Carlos I, a été l’occasion d’une analyse partagée de la situation politique de la Catalogne, dont le « droit à décider » s’achemine vers un référendum sur l’indépendance. A l’issue de cette rencontre, M. Mas signalait avoir défendu une « volonté de dialogue », en accord avec « ce que nous réclame la société catalane », mais le contexte reste tendu. En effet, le monarque espagnol, qui manifestait l’automne 2012 son inquiétude envers les « politiques de rupture », a montré une froideur certaine lors de cette réunion de 45 minutes, qui a comporté une réaffirmation du processus référendaire catalan.

La Maison Royale d’Espagne doit défense son honneur

Principalement symbolique, cette rencontre s’est déroulée par contrainte constitutionnelle, le roi d’Espagne ayant l’obligation de recevoir l’ensemble des présidents de communautés autonomes espagnoles après leur élection. Artur Mas, vainqueur du dernier scrutin, le 25 novembre, a ainsi été investi le 21 décembre. La Maison royale d’Espagne est par ailleurs confrontée aux frasques du beau-fils du roi, l’ancien sportif Iñaki Urdangarín. Epoux de l’infante Cristina de Borbón, fait l’objet d’une demande de retrait de son titre de Duc de Palma de Mallorca exprimée à la Zarzuela le 31 janvier, par la mairie de cette ville. Depuis 2011, M. Urdangarín est accusé de corruption dans le cadre de l’affaire « Palma Arena », concernant la surévaluation d’environ 40 millions d’euros du coût des travaux du site sportif du même nom, situé dans la capitale baléare.

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