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L’éventualité d’un retour en politique française de Dominique Strauss-Kahn, consécutive des révélations sur l’affaire en cours de jugement, relance Olivier Ferrand, conseiller municipal de la Ville de Thuir. L’ancien messie du renouvellement manqué du Parti Socialiste dans les Pyrénées-Orientales, qui n’a pas été vu à Thuir depuis plus d’un an, est considéré très proche de DSK. Premier des défenseurs de l’ancien patron du FMI, le Marseillais, âgé de 41 ans, est avant tout le concepteur de la primaire socialiste, défendue par le cercle de réflexion qu’il préside depuis sa création en 2008, « Terra Nova« . Après avoir vécu une authentique douche froide, l’élu théorique du Roussillon, qui a misé gros sur une montée en puissance de son favori, peut ainsi retrouver toute son aisance, selon la direction que prendront les suites de l’affaire.

Si la réintroduction de Dominique Strauss-Kahn dans le futur jeu électoral, avec en ligne de mire une victoire à la Présidence de la République, redevient une probabilité, une autre personnalité liée à la Catalogne peut voir son destin basculer nouvellement. Manuel Valls, également partisan d’une candidature de DSK bien avant le déclenchement de l’affaire de l’hôtel Sofitel de New York, s’est porté candidat le 7 juin, pour palier l’absence du plus libéral des socialistes français. De la sorte, alors que Dominique Strauss-Kahn reste poursuivi par la justice américaine pour crimes sexuels, la prochaine audience, fixée au 18 juillet, suivi d’un hypothétique choix exprimé par le sauveur présumé, devrait elle-même fixer le sort de M. Valls. Ce samedi, une partie de la presse américaine a repris à son compte « the hope », l’espoir des socialistes français, chez lesquels l’accélération des événements suscite d’immenses interrogations.

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