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Au lendemain du second tour des élections municipales du 28 juin, le Rassemblement national (RN) a revendiqué sa victoire dans plusieurs communes. Perpignan, Moissac et Bruay-la-Buissière figurent sur la liste, mais le RN a aussi cité Pia, dans le continuum urbain de la capitale du Roussillon. Or, le parti ne s’y est pas présenté, mais le candidat Jérôme Palmade en a été adhérent et a furtivement côtoyé Marine Le Pen. Il a défendu le slogan “Pia le Renouveau”, autour d’une liste composée de tendances variées. J. Palmade affirme “Maintenant que j’ai gagné, le RN veut récupérer les lauriers. Ils ne m’ont pas soutenu, pas financé, je n’ai pas à les remercier et je ne veux qu’aucun parti ne s’approprie ma victoire”.

Un abus d’image caractérisé, dès lundi 29 juin

J. Palmade, ancien conseiller municipal FN de Pia, désormais sans parti, partage le sentiment de Lionel David, nouveau maire de Brebières, dans le Pas-de-Calais. Leurs deux images ont d’ailleurs été exploitées par le RN dès lundi 29 juin sur un trombinoscope assorti des mots “partout, les nouveaux maires du Rassemblement national ont mené une campagne courageuse dans un contexte sanitaire difficile”. La formation d’extrême droite est désormais à la tête de 13 villes, où elle s’est formellement engagée, et non pas 15, comme elle l’a prétendu. Elle a présenté 388 listes aux municipales de cette année, contre 575 en 2014.

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