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La situation ubusque du Parti Socialiste des Pyrénées-Orientales va se résorber dans les prochaines semaines, à l’issue de plusieurs mois de sous-régime. Le premier fédéral Jacques Cresta et le leader de fait, Christian Bourquin, ont été exclus par la direction parisienne du parti, le 23 février, pour fidélité à Georges Frêche. Depuis, le parti de gauche majoritaire s’exprime peu, et à travers sa trésorière, Marie-Pierre Sadourny. Mais ce mardi, la direction du PS, par la voix de François Lamy, chargé de pardonner les dissidents dans une mission « dialogue et rénovation », a proposé à Perpignan « un certain nombre de dispositions techniques », avant de souhaiter « retrouver un fonctionnement normal assez rapidement ». La maison mère autorise ainsi les socialistes catalans à réélire un secrétaire « s’ils le souhaitent ». Les tractations à venir porteront sur les candidatures, après plusieurs mois d’errance d’un parti dont les dirigeants légaux, sans pouvoir, n’ont pas rompu le dialogue avec M. Bourquin, président du Conseil Général et vice-président de la Région Languedoc-Roussillon. De toute évidence, une tête connue prendra les commandes du PS, à Perpignan, d’ici le mois de décembre, selon les délais généraux précisés ce mardi par Martine Aubry. La stratégie de la numéro 1 du parti à la mairie de Perpignan, Jacqueline Amiel-Donat, non-exclue, fait déjà l’objet de toutes les attentions.

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