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Le président de la région Languedoc-Roussillon depuis 2004, Georges Frêche, est décédé ce dimanche à 18h45 dans son appartement de fonctions de Montpellier suite à un arrêt cardiaque. Réélu en mars dernier, l’ancien maire de Montpellier, mainte fois opéré, avait observé une convalescence de plusieurs semaines au lendemain de sa réélection, suite à une intervention à la hanche. Réputé pour ses sautes d’humeur, allusions et coups de gueule provoquants, Georges Frêche avait été exclu du Parti Socialiste en janvier 2007 après avoir évoqué une proportion élevée de joueurs noirs au sein de l’équipe de France de football. La partie la plus exposée de sa carrière verbale, entamée dès 2004, avait également comporté des insultes envers les Catalans, qualifiés de « Cons », envers les habitants des quartiers défavorisés de Perpignan, jugés « esclaves », ou encore à l’endroit des Harkis, qualifiés de « sous-hommes ». Consécutivement aux mandats du RPR-UMP Jacques Blanc, son prédécesseur à la présidence régionale, Georges Frêche aura tenté d’inventer la Région, par une globalisation de ses ressources, de ses objectifs, et de son inclusion parmi les espaces économiques émergents au niveau planétaire. Cette nouvelle politique, manifestant un centralisme montpelliérain, a comporté une marginalisation des Pyrénées-Orientales. Ainsi, en 2009, le retour fiscal par habitant a atteint 6,9 euros en Pays Catalan, pour 19,5 euros dans le département de l’Hérault. Au printemps 2010, Georges Frêche avouait que son seul échec politique était le projet « Région Septimanie », débouté par une manifestation de plus de 10.000 personnes, en octobre 2005 à Perpignan.

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