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Dans le cadre des recompositions de formations politiques préalables à la grande échéance de l’élection présidentielle de 2012, les amis de Dominique de Villepin se comptent et se rassemblent en Pays Catalan. Le chantre d’une France protectrice, voire paternaliste, a fondé son propre groupement politique, « République Solidaire », en juin 2010. L’embryon d’une fédération dans les Pyrénées-Orientales, apparu en mai 2010, a organisé jeudi une réunion à Rivesaltes, en présence d’une petite quarantaine de personnes. Menée par un jeune secrétaire départementale âgé de 22 ans, Antoni Lahondès, étudiant de son état, République Solidaire 66 a tenu cette assemblée informelle en présence du député de l’Hérault et maire de la ville de Castelnau-le-Lez, Jean-Pierre Grand, soutien déclaré de M. Villepin, alors que ses éventuels homologues en Pays Catalan ne se sont toujours pas fait connaître.

Cette mouvance post-gaulliste née sous le ciel du Roussillon est également encadrée par Eric Koy, avocat au barreau de Perpignan, responsable du réseau social lié au futur parti, et Marine Badoux, commerciale en vins de profession, en charge de la jeunesse. La fédération catalane des villepinistes, qui compte actuellement « une centaine de militants », selon les détails que nous fournissait M. Lahondès ce samedi, devrait recevoir celui qu’elle souhaite voir succéder à Nicolas Sarkozy dans deux ans. Dès les prochains mois, Dominique de Villepin pourrait effectuer un bref passage à Perpignan afin de mobiliser ses premières troupes. L’ancien premier ministre de Jacques Chirac, de 2005 à 2007, dispose de « liens particuliers avec le Pays Catalan, car il a travaillé à la préfecture de Perpignan », nous précisait son jeune supporter. Dans l’actualité, l’élégant leader politique vient de proposer un « revenu citoyen fixé autour de 850 euros pour tous les Français ayant des revenus inférieurs au revenu médian, c’est-à-dire 1.500 euros ».

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