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Le courant souverainiste français de gauche, incarné par le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, tente de bouger en Pays Catalan. En début de mois, sa direction a officialisé l’adhésion de Robert Folcher, ancien directeur de la Police Nationale dans les Pyrénées-Orientales. Cet ancien conseiller technique de Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’intérieur de 1997 à 2000, est partenaire du groupe socialiste mené par Jacqueline Amiel-Donat à la mairie de Perpignan. Puis, la semaine dernière, un autre colistier de cette dernière, Olivier Amiel, également conseiller municipal, devenait premier secrétaire du parti dans les Pyrénées-Orientales, en remplacement de Chantal Décosse, conseillère municipale à Céret. Docteur en droit public et chargé d’enseignement à l’Université de Perpignan, M. Amiel est partisan d’un ancrage des Pyrénées-Orientales dans la République Française, face à une inclusion du territoire dans l’espace catalan globalisé. Adversaire des communautarismes, il rencontre à Perpignan un terrain de conquête favorable, compte tenu d’une mosaïque culturelle très développée, dont les stratégies municipales entendent faire une force. Ce défenseur d’un unique socle commun français face aux diversités vient également d’être nommé premier secrétaire du MRC en Languedoc-Roussillon. Cette montée en puissance, au rang de numéro 1 territorial, qui correspond tout autant à un gain de prestige auprès de M. Chevènement qu’à une perte d’énergies de son parti, sera prochainement parachevée. Le jeune professeur recevra en effet prochainement une délégation dans le domaine culturel, lors du prochain Conseil national du parti. Doté de deux élus à Perpignan, le Mouvement Républicain et Citoyen, qui caresse l’idée de constituer un groupe autonome au sein de l’opposition municipale, prévoit de puiser sa nouvelle inspiration dans l’ouvrage à paraître « La France est-elle finie ? », de Jean-Pierre Chevènement.

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