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L’entrée du parti d’extrême droite Vox au Congrès espagnol suite aux élections législatives du 28 avril, avec 10,1% des voix et 24 députés, a inspiré Marine Le Pen, le lendemain. La présidente du Rassemblement national a adressé ses « plus chaleureuses félicitations à Santiago Abascal », dirigeant de la formation opposée à l’émancipation des femmes et à l’avortement, aux immigrés et à la décentralisation, de façon caricaturale. Dans un étonnant cousinage idéologique, M. Le Pen a souligné que « Les nations ont besoin de défenseurs enthousiastes ! ». Pour sa part, le même 29 avril sur France 3, son ex-compagnon, Louis Aliot, exprimait ses réserves sur le projet recentralisateur de Vox.

Le Pen pioche dans le répertoire totalitaire

Jean-Marie Le Pen, ancien président du Front National, dont il conservé le style et les préceptes, a préféré ôter les filtres pour communiquer sa joie sur le sujet. « España, una, grande y libre ! Arriba Vox », a-t-il indiqué le 30 avril sur Twitter. Cette citation, en espagnol dans le texte, a été puisée dans le répertoire du régime franquiste. La période totalitaire espagnole, de 1939 à 1975, a exalté la patrie, le traditionnalisme et le militarisme. Le triptyque « Une, grande et libre ! », illustrait toute possibilité de décentralisation, défendait l’impérialisme et excluait les influences étrangères.

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