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L’adoption du nom « Occitanie » désignant la nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le 24 juin par la nouvelle assemblée régionale dirigée par la socialiste Carole Delga, reçoit une opposition de taille dans les Pyrénées-Orientales. Le sénateur et maire Les Républicains de la commune du Soler, François Calvet, affiche son hostilité à la dénomination languedocienne en ajoutant « Pays Catalan » aux panneaux d’entrée de sa ville. L’élu, premier vice-président de la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole, exprime la colère catalane face au centralisme toulousaine. Le 5 juillet, il a averti le Premier ministre, Manuel Valls, notoirement catalan, d’une décision qui «raye de la carte l’exception culturelle, l’histoire et les traditions des 400.000 résidents du département des Pyrénées-Orientales», nous précise son service de communication.

Effet boule de neige vers les autres communes ?

Dans le débat sur la place réservée aux Pyrénées-Orientales dans le nouvel ensemble de 13 départements piloté depuis Toulouse, le Comité Oui au pays Catalan est l’auteur d’une pétition à grand succès «NON à l’Occitanie, OUI au Pays Catalan», titulaire de 11.500 signatures au 13 juillet. Cette toute jeune organisation citoyenne, fondée en avril dernier, félicitait l’initiative du sénateur Calvet, le 11 juillet : « Nous invitons l’ensemble des 225 autres maires des Pyrénées-Orientales à emboîter le pas de ce pionnier, qui a compris que la personnalité d’un territoire est donnée par la myriade de petits ensembles, communaux ou intercommunaux qui le composent ».

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