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Un massacre culturel semble engagé sur la Côte Vermeille, sans émouvoir encore l’opinion publique et le monde scientifique. Cette situation est soulignée à Port-Vendres par la Fédération pour les Espaces Naturels et l’Environnement – Pyrénées-Orientales (FRENE 66), après une première alerte donnée en mai 2019. Une «tromperie archéologique» menace «Portus Veneris, le fleuron du patrimoine catalan», assure la structure environnementaliste, qui évoque par communiqué une sorte de révisionnisme opéré par la région Occitanie et la municipalité de Port-Vendres. En effet, le « Journal de ma Région n°21 » et le magazine municipal « Le Port-Vendrais », dans leurs éditions de décembre 2019, ont procédé à la « liquidation » de Portus Veneris. Ces publications ont efface le site parmi les parcours romains d’intérêt, comme s’il n’avait jamais existé, malgré des citations contenues dans les textes antiques de Strabon et de Pline, ou encore de l’archéologue Jean Abelanet, disparu en 2019.

Une amnésie volontaire sans raison apparente

Portus Veneris a existé deux siècles avant notre ère, 15 épaves ont été découvertes dans son secteur, mais la mairie de Port-Vendres camouflerait ce passé historique, dont le potentiel culturel et touristique est majeur. La fédération invite la région et la municipalité à retrouver la raison en reconnaissant « l’importance historique et archéologique de Portus Veneris / Port-Vendres ».

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