Langue

L’enseignement du catalan, du breton ou du corse dans les écoles, aux côtés du français, dans les régions historiques du territoire national, était discuté le 21 mai par le Sénat, à Paris, dans le cadre du projet de loi sur l’Ecole. Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, d’origine catalane alicantine, a estimé à cette occasion que «l’immersif est l’unilinguisme puisque ce qu’on met derrière la notion de maternelle immersive, c’est le fait que les enfants ne parlent que la langue régionale». Le ministre s’est risqué à affirmer que «cognitivement ce n’est pas si bon que ça». Comme un écho à l’ancienne croyance populaire selon laquelle parler catalan empêchait de bien parler français, ou que les gauchers étaient inférieurs.

Parler catalan provoquerait des troubles cognitifs

A Perpignan, dans un communiqué du 22 mai, le réseau d’écoles La Bressola évoque l’« absurdité » des propos du ministre. Le groupe d’établissements scolarisant plus de 1000 enfants s’appuie sur plus de 40 ans d’observation pour souligner que les résultats de ses effectifs sont « supérieurs à la moyenne de la France ». L’enseignement de la langue catalane en immersion «non seulement, ne défavorise par l’apprentissage du français, mais au contraire, lui bénéficie», observe La Bressola, fondée en 1976. Une fois adolescents puis adultes, les ex-écoliers des établissements bilingues, démontrent une qualité de langue française légèrement supérieure à la moyenne, par maîtrise de l’altérité. Les affirmations de Jean-Michel Blanquer ont également choqué les écoles bretonnes Diwan.

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