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Passée la première polémique sur le nom de l’addition des Régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, le président de la première, Damien Alary, tente de rassurer les Pyrénées-Orientales. Lundi 13 octobre, à Narbonne, le successeur de Christian Bourquin a estimé comprendre « les craintes des personnes qui communiquent depuis des années sur le nom du Roussillon et n’ont pas envie de voir leurs efforts remis en cause ». L’inquiétude exprimée à Perpignan depuis mardi 7 octobre rencontre le malentendu à Montpellier, car l’agitation du Roussillon politique ne réagit pas aux acquis du marketing, mais selon des notions historiques et populaires.

Pour l’UMP Daniel Mach, « Languedoc » est une « insulte »

Dans la formulation définitive du nouveau nom régional, le Roussillon, fruit d’une sorte de marketing territorial vieux de plusieurs siècles, serait en concurrence avec « Pays Catalan », « Pyrénées-Orientales », « Catalogne Nord » et même « Méditerranée ». En assimilant la dénomination traditionnelle « Roussillon », promue par les siècles, à un concept stratégique et financé, le président Alary révèle la problématique naissante. Pour sa part, le maire de Pollestres, Daniel Mach, voit dans « Languedoc » une « insulte à l’histoire, la culture et la langue catalanes » . Sur les courriers identiques qu’il adressait, le 10 octobre, à Damien Alary et à son homologue de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, le secrétaire départemental de l’UMP dans les Pyrénées-Orientales ne décelait « aucune lisibilité » dans « Languedoc » à l’échelle internationale.

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