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A l’occasion des élections législatives, pour lesquelles il concourt sous la bannière du Front de Gauche, le maire de la ville d’Elne, Nicolas Garcia, évoque l’actualité politique sud-catalane. Soutenu par le parti Gauche Républicaine de Catalogne, qui défend une plaine souveraineté sud-catalane, le premier magistrat de la capitale spirituelle du Roussillon, est interrogé par ce dernier parti. Et il déclare : « si le peuple catalan et catalan du Sud souhaite son indépendance, je suis favorable à cette démarche« . Cette option territoriale est perçue comme « possible » par l’élu, selon lequel « il s’en faut de peu et il s’en faut de beaucoup » pour une émancipation de la Catalogne du Sud face à l’Espagne, car « aujourd’hui, ils ont une économie avancée. Son argumentaire concerne aussi la Catalogne du Nord, sous administration française, car ce qui serait « le sens de l’Histoire » au Sud exige une préparation au Nord. Dans son hypothèse souverainiste, ce secteur géographique pourrait ainsi « progresser économiquement, grâce à la coopération transfrontalière, qui serait plus forte et plus organisée ».

Précédemment, l’hiver 2011, un mouvement à connotations indépendantistes, moins argumenté et ostensiblement sanguin, s’est déclenché dans les Pyrénées-Orientales. Dans une optique toute symbolique, le conseil municipal de la ville de Font-Romeu s’est prononcé pour un retour dans le périmètre légal de la Catalogne, voué à compenser un sentiment d’abandon des services publics français dans la région de la Cerdagne.

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