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Le docteur Jacques Bouille, maire, conseiller général de Saint-Cyprien et président de sa Communauté de communes, en prison préventive depuis le 17 décembre, a adressé une lettre au quotidien Midi Libre, qui a choisi de le publier dans son intégralité ce matin. La missive, transmise au journal par l’intermédiaire de l’avocat de l’élu, a pour titre « Sur ma politique artistique et l’achat d’oeuvres d’art ». M. Bouille y éclaircit à sa manière sa vision de la politique d’achats d’œuvres d’art par sa ville, tout en communiquant le danger de gâcher le patrimoine qu’elle représente. Affirmant souhaiter « réserver la primeur de (ses) réponses au juge chargé de l’instruction par respect pour la justice », le maire met en avant sa « passion soutenue pour l’art » et justifie la volatilisation de nombre d’œuvres par « l’impossibilité (…) de procéder à de grandes expositions de (ses) propres collections dans le petit musée du village déjà largement occupé par l’art contemporain ». Enfin, le maire précise que les œuvres concernées, qui ont déclenchée l’affaire en cours, jouissent d’un « descriptif précis figurant sur un inventaire comptable extrêmement complet ». A propos des œuvres égarées, dont La « Vénus au tiroir » de Dalí, M. Bouille avance « je gage que le nombre y est ».

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