Langue

Le maire de Saint-Cyprien et Conseiller Général Jacques Bouille, en détention au centre pénitentiaire de Perpignan, a pu s’en extraire hier matin, le temps d’être reçu par la Chambre de l’instruction de Montpellier pour une comparution dans le cadre de l’enquête à parfum de scandale qui émaille l’actualité depuis fin 2008. L’édile, qui reste légalement en fonctions en dépit d’une réorganisation de sa majorité municipale à son désavantage, évincé par son parti, l’UMP, a plaidé pour sa libération en avançant sans détours de des menaces prévisibles à sa santé morale. M. Bouille, incarcéré le 17 décembre 2008 pour les besoins de l’enquête, dans le but d’éviter des pressions exercées sur les témoins, a déjà essuyé un refus de remise en liberté, le 17 janvier par la justice perpignanaise. Hier, l’avocat général a refusé la remise en liberté de l’élu, qui sera fixé sur son sort mardi 17 janvier, lors de la mise en délibéré de cette nouvelle requête. L’affaire de Saint-Cyprien, qui fait l’objet d’une enquête pénale, a débuté fin 2006. Elle porte sur une gestion supposément parallèle des finances publiques au bénéfice présumé de M. Bouille et d’une partie de son entourage.

Partager