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Le maire de Perpignan veut « renverser un socialisme défaillant »
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Le premier tour des élections législatives du 10 juin 2012 annonce une possible redistribution des forces en Pays Catalan, une fragilisation de l’UMP, détentrice des quatre sièges attribués au territoire, et l’avancée d’une force tranquille socialiste. La liste officielle des candidats du second tour, publiée le 12 juin par la préfecture des Pyrénées-Orientales, présente la banalité de comporter les trois partis classiques de l’échiquier français. Le Front national est qualifié sur la moitié de ces sièges, mais retire « sans aucune contrepartie«  sa candidate sur la 2e circonscription, Irina Kortánek. Cette stratégie élargit le champ du candidat UMP, Fernand Siré, face à la candidate socialiste Toussainte Calabrèse, dans une tentative périlleuse. L’extrême droite est aussi arbitre sur la 3e circonscription, en incluant sur une liste noire énoncée par Marine Le Pen, la candidate socialiste Ségolène Neuville, permettant à l’UMP Jean Castex de digérer les 18,7 % de l’économiste du FN, Bruno Lemaire. Dans la 1e circonscription, Daniel Mach, autre député UMP, affrontera le PS Jacques Cresta et le FN Louis Aliot, dans la seule triangulaire du territoire. La 4e circonscription présentera un simple duel UMP-PS personnalisé par la sortante Jacqueline Irles et Pierre Aylagas.

Jean-Marc Pujol : « Gauche omniprésente, socialisme défaillant »

Pour le maire UMP de Perpignan, Jean-Marc Pujol, dont l’intérêt ouvert pour la chose électorale se précise, les suffrages portés sur l’UMP au second tour doivent permettre « la poursuite d’un long travail déjà accompli ». De son avis, exprimé le 13 juin par communiqué, le vote pour les quatre candidats de son parti, qui « ne sont pas dans le populisme extrémiste », endiguerait une « gauche omniprésente, contraire à l’équilibre de la démocratie ». Le premier magistrat conclut son propos par le souhait de « renverser un socialisme défaillant qui flirte avec l’extrême gauche ».