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Comme annoncé dès le 12 mars, le maire UMP de Perpignan, Jean-Marc Pujol, est allé jusqu’au bout de sa démarche, le 19 mars 2013, en manifestant son « insoumission » au pavoisement de l’hôtel de Ville. Sur recommandation de l’Etat, les communes du territoire français étaient invités à signifier publiquement leur assentiment quant à la date du 19 mars 1962 en guise de fin du conflit franco-algérien. Mais cette option idéologique choisie par le Parti Socialiste, soucieux d’une réparation historique envers l’Algérie, est réprouvée par de larges franges parmi les associations de culture pied-noir.

Huit élus entourent le maire

Cette cérémonie perpignanaise de refus de la « Journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc », instituée par une loi votée en décembre, s’est notamment déroulée en présence des conseillers municipaux et adjoints Jean-Paul Alduy, président de l’Agglomération Perpignan Méditerranée, Fatima Dahine, Suzy Simon-Nicaise, Michèle Fabre, Gérard Roger, Maurice Halimi, Pierre Parrat, et Marcel Zidani. Ce boycott, également observé à Nice, a offert au maire une exposition médiatique nationale, jusqu’en Algérie. Ce positionnement intéressant dans le cadre d’une stratégie électorale, malgré un isolement certain, s’est illustré par la rareté des élus présents à ses côtés.

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