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Pour ses premiers vœux à la presse, ce vendredi au Palais des Congrès de Perpignan, le maire UMP Jean-Marc Pujol a marqué la différence avec son prédécesseur, Jean-Paul Alduy. Le registre très « républicain » et contraire au « communautarisme » de cette prestation, en contraste avec le « Je ne suis pas républicain, je suis démocrate », prononcé à la fin du siècle dernier par M. Alduy, s’est illustré de messages de proximité. Le principal, relatif à la prochaine mise en place de « brigades vertes » dotées de quatre véhicules électriques sillonnant la ville pour la maintenir propre, a précédé une annonce plus fâcheuse. En effet, le débat d’orientation budgétaire présenté ce jeudi 28 janvier par la majorité municipale de Perpignan suggérera une augmentation d’impôts, après sept années de stagnation. Disert en matière de finances, frôlant l’excès, M. Pujol a d’ailleurs mis en avant la stratégie du mandat 2001-2008 de Jean-Paul Alduy, axée sur un « très haut niveau » d’emprunt, qui a permis, selon son analyse, de mieux affronter la crise, « qui n’est pas terminée », même si, notamment en Haïti, il existe bien pire ailleurs que dans la « belle France ». Ce discours national n’a compris aucune référence à la place de Perpignan dans l’espace européen et méditerranéen.

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