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Carles Puigdemont, maire de Girona depuis juillet 2011, indépendantiste déclaré avant la vague actuelle, soutenue par la crise économique, émet un avis tranchant sur la présence de l’Etat espagnol dans sa ville. Dans un entretien accordé le 6 juillet 2013 à l’agence Europa Press, ce membre du parti Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) souhaite l’élimination des délégations du gouvernement espagnol en Catalogne. Il vise notamment la déléguée gouvernementale, María de los Llanos, comparable à un préfet de région en France, à laquelle il impute des dépenses d’argent public rendues inutiles, car le gouvernement catalan détient les principales compétences régissant le territoire. M. Puigdemont estime « très coûteuse » la sous-délégation du gouvernement espagnol à Girona, qui équivaudrait à une sous-préfecture française, tout en affirmant que la mairie pourrait tirer profit de ses locaux.

Le prince d’Espagne, plus ouvert sur le catalan que le roi Juan Carlos

Ancien journaliste, fondateur du journal anglophone Catalonia Today, Carles Puigdemont s’exprime également sur la langue catalane, à laquelle le prince Philippe d’Espagne lui semble plus « attaché », contrairement à son père. Le maire reproche au roi d’Espagne Juan Carlos d’avoir affirmé publiquement, en avril 2011, que « personne n’a jamais été contraint à s’exprimer en espagnol », dans une négation des méthodes employées lors de la dictature du général Franco. Le prince effectue en revanche de « nombreux efforts pour parler correctement et avec fluidité » le catalan lors de ses passages en Catalogne, attitude que l’élu indépendantiste « signale et apprécie ».

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