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La Clau
Le maire de Font-Romeu J.L. Démelin part aux régionales avec «Citoyens du Midi»
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Les forces en présence aux élections régionales de décembre 2015 sont presque toutes alignées dans les Pyrénées-Orientales. Après les candidatures du socialiste Jacques Cresta, du Républicain Bernard Dupont,, de la Verte Agnès Langevine et du FN Louis Aliot, le maire de Font-Romeu entre en piste. Jean-Louis Démelin, 63 ans, premier magistrat réélu en 2014, est la tête de liste «Citoyens du Midi» lancée par le maire divers gauche de Montpellier, Philippe Saurel. La présentation officielle de cette candidature a été effectuée ce mercredi 2 septembre en centre-ville de Perpignan, en présence des deux hommes.

Un élu hors des sentiers battus en Roussillon

Conseiller municipal dès 1977, élu premier magistrat de Font-Romeu en 2008, Jean-Louis Démelin était auparavant journaliste au quotidien l’Indépendant. Eloigné des affaires politiques de la plaine du Roussillon et de Perpignan, ce musicien exerce toujours en tant que bassiste au sein du groupe Cal Tres. Egalement président de la communauté de communes Capcir Haut-Conflent, il partage l’ADN de «Citoyens du Midi», en tant qu’élu préférant les projets de territoire aux appareils politique. Sans étiquette, il n’a jamais été membre d’aucun parti. Pour sa part, P. Saurel a gagné en 2014 la mairie de Montpellier sans parti, à la barbe du PS, tout comme Georges Frêche avait regagné la région Languedoc-Roussillon en 2010. Jean-Louis Démelin oeuvre à la composition de sa liste, dans laquelle ne figurera pas Jean-Paul Alduy, ancien maire de Perpignan, contrairement à certaines rumeurs.

Ratissage de gauche à droite, loin des appareils

La présentation perpignanaise a été l’occasion de détailler la stratégie exacte de cette offre sans prérogatives parisiennes. Il s’agit de capter l’électorat attaché à Georges Frêche et Martin Malvy, incarnations d’un socialisme élargi en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Philippe Saurel, ami de la gauche, mais aussi de l’entreprise et des catholiques, n’approuve pas la candidature PS de Carole Delga, donnée favorite, trop téléguidée à son goût par le PS national. Il espère séduire des sympathisants de gauche, du centre, de droite et écologistes.

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