Langue

Le maire de Figueres, Santi Vila, réputé modéré dans son action, prend position sur le destin territorial catalan. Alors que la coalition Convergence et Union (CiU), dont il défend les couleurs, prévoit de proposer à Madrid un « pacte fiscal » entre l’État espagnol et le gouvernement catalan, le jeune élu évoque l’idée d’un État catalan inclus dans l’Union Européenne. Le « pacte fiscal » fait partie des exigences de CiU, également au pouvoir à le tête de la Catalogne. A l’occasion des élections « générales » espagnoles, prévues à un seul tour le 20 novembre, le candidat de CiU, Josep Antoni Duran i Lleida, entend imposer ce projet en échange d’une alliance provisoire avec le très droitier Parti Populaire. Pour Santi Vila, en cas d’échec de cette stratégie fiscale ambitieuse, inspirée de l’exemple en vigueur au Pays basque espagnol, une gestion indépendante des ressources fiscales catalanes serait la seule solution.

Le premier magistrat, âgé de 38 ans, invité de l’Agence catalane d’informations, ce dimanche, déclarait « Si le pacte fiscal n’aboutit pas, le chemin vers la sécession sera imparable ». Cette prise de position est significative, car elle émane d’une personnalité discrète, étrangère aux excès verbaux. Selon M. Vila, les 947 maires de Catalogne du Sud se devraient, en cas de refus madrilène d’une concertation fiscale avec la Catalogne, de prévoir un « processus de rupture », qui comporterait une consultation de leurs administrés sur cette question. La voie municipale, traditionnellement puissante au Sud des Pyrénées, serait ainsi choisie pour promouvoir, selon lui, cet « objectiu estratègic » du gouvernement catalan d’Artur Mas, qui a succédé, avec grand succès, fin 2010, au Parti Socialiste de Catalogne.

Partager