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La Clau
Le leader centriste sud-catalan Artur Mas préfère une « nation forte » à un « Etat artificiel »
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Dans le cadre brûlant du débat sur l’avenir de la Catalogne du sud, le parti sud-catalan Convergence et Union (CiU) a fixé un cap, ce dimanche, en misant sur le « concert économique ». Cette formule juridique, en vigueur au Pays Basque du sud, octroierait l’essentiel de la collecte de l’impôt au territoire, indépendamment de l’Espagne, et renforcerait sa marge de manoeuvre. Pour Artur Mas, candidat de CiU donné gagnant aux élections générales de Catalogne, prévues le 28 novembre, cette formule permettrait de « renforcer la nation catalane » et serait plus utile qu’un Etat catalan créé « artificiellement ». Cette prise de position, effectuée à Lleida lors de l’approbation du programme électoral de CiU, a fait suite à une affirmation différente, ce même jour, du secrétaire général adjoint du parti, Felip Puig. Selon ce dernier, CiU lancera un référendum pour l’indépendance si l’Etat espagnol ne se réforme pas à l’issue de la crise. Tout en avouant que l’actualité économique ne favorise pas en Catalogne du sud une quelconque consultation populaire sur un statut émancipé, M.Puig a lancé « La Catalogne ne peut pas suivre le rythme de l’Europe moderne si ses institutions n’obtiennent pas davantage de pouvoir ».

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