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Les célébrations du 11 novembre, signalant l’anniversaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale, ont été associées cette année, dans les Pyrénées-Orientales, un fait inédit d’outrage à la France. A cette occasion, le monument aux morts d’Ille-sur-Têt a fait l’objet d’un saccage, assortie de la destruction par le feu d’un drapeau tricolore. Cette forme de profanation, qui a également comporté des banderoles coupées et cisaillées, fait l’objet d’un dépôt de plainte par le maire, Willy Burghoffer, membre du Parti Socialiste. Mais le 18 novembre, le Front National (FN) a souhaiter imprimer son style suite aux méfaits constatés, en organisant un recueillement sur le même site. Cette action , menée par le Front National de la Jeunesse des Pyrénées-Orientales, présidé par Julien Leonardelli, s’est déroulée en présence des conseillères régionales FN Marie-Thérèse Fesenbeck et Irina Kortánek, entourées par une cinquantaine de militants et sympathisants. A l’issue de cette célébration, le FN signalait avoir souhaité « laver l’affront (..) à nos morts de la Grande Guerre » et affirmait que de « jeunes délinquants » ont « insulté « nos héros et notre Nation ».

Pour finir de déconstruire l’affront, une gerbe tricolore a été déposée et l’assistance a entonné la Marseillaise avant d’observer quelques minutes de recueillement. Absent mais représenté, M. Leonardelli faisait signaler un « acte antinational grave » et une atteinte à « notre unité nationale », avant de déplorer que les couleurs bleu-blanc-rouge soient régulièrement « piétinées ».

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