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Cet article fait l’objet d’un droit de réponse, publié le 31 janvier 2013.

Le Front National (FN), dont l’attrait pour les Pyrénées-Orientales s’exprimait peu avant Noël à l’occasion des 40 ans de sa fondation, y renouvelle ses marques d’intérêt. Le parti aux 1000 militants en Pays Catalan y invite en effet sa jeune députée Marion Maréchal Le Pen, dont le statut médiatique doit garantir l’affluence à une galette des rois, le 3 février. La précédente rencontre anniversaire était organisée en rase campagne, dans la commune de Montescot, et cette nouvelle échéance est prévue en la salle des fêtes de Villeneuve-de-la-raho. Le FN, qui depuis fin 2012 mène une campagne de maillage territorial auprès de ses fidèles des Pyrénées-Orientales pour tirer profit d’une assise électorale réelle, peine à pénétrer socialement Perpignan.

Parachutage permanent et honte sociale

Fort d’un résultat de 22,46 % dans la ville à l’occasion de l’élection présidentielle de 2012, le parti de Marine Le Pen cherche une respectabilité sociale jamais obtenue depuis son implantation en Roussillon. Car dans les faits, en marge du cas particulier de l’entrepreneur Jean-Louis de Noël, candidat aux élections municipales de 1995, ses autres figures de proue, de Pierre Sergent à Jean-Claude Martinez, jusqu’à Louis Aliot, ont obéi à des logiques de parachutage. Mais ce dernier manifeste une volonté d’enracinement durable, afin de rendre moins honteuse l’appartenance au parti et favoriser l’émergence de personnalités, bien que les notables veillent à leur image. Depuis les années 1990, les points de chute privés du Front National dans les Pyrénées-Orientales, invariablement villageois, étaient le restaurant Les Adrets, dans la commune de Claira, et l’Hôtel Le Floréal, situé au Soler. L’instauration d’un bastion semblable, mais à Perpignan, serait un important signe de changement.

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