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Dans le contexte de persécution des chrétiens d’Orient en Irak et en Syrie, couplé au conflit israélo-palestinien, le Front National s’exprime sur un sujet inédit dans les Pyrénées-Orientales. Le parti de Marine Le Pen aborde une problématique qu’il estime voir émerger à Perpignan. Le 30 juillet, sa conseillère d’opposition Bénédicte Marchand s’est exprimée par communiqué sur le centre de loisirs du quartier des Baléares, déplacé « en raison de multiples incidents ». Vendredi 25 juillet, ce site géré par la fédération nationale des Francs et Franches Camarades (Francas) a été fermé car des agressions verbales relatives au port de shorts par certaines animatrices ont suscité des agressions verbales, par de jeunes adultes.

« Haine raciale et religieuse »

Cette situation, en fin de ramadan, a entraîné le déménagement des activités à l’école maternelle Edouard Herriot, après intervention municipale. Bénédicte Marchand, au nom du « Groupe RBM Perpignan Ensemble avec Louis Aliot », estime que la presse ne dit pas « toute la vérité sur cette affaire », car les « provocations, insultes et remarques désobligeantes » relèveraient plutôt de la « haine raciale et religieuse ». Selon elle, la présence d’enfants « non musulmans et le fait que le personnel encadrant soit des femmes non musulmanes » constitue une « provocation envers l’islam » pour les « fidèles de la salle de prière voisine ». Le FN évoque un « communautarisme », qui ne serait pourtant effectif qu’à la condition que le personnel des Francas soit musulman, l’ensemble devenant un îlot cultuel.

Vocabulaire d’intifada

Pour Xavier Baudry, conseiller communautaire de Perpignan-Méditerranée et conseiller municipal FN à Perpignan, de « graves incidents » se produisent régulièrement « envers l’église Saint-Paul du Moulin à Vent ». Il affirme que ce lieu de culte fait l’objet depuis plusieurs mois de « jets de pierres », avec menaces sur le curé et insultes réitérées sur les « passants et fidèles ». Cet éditeur de livre catholiques s’interroge : « qu’aurait-on déjà entendu, si ce lieu de culte avait été une synagogue ou une mosquée ? ». Dans l’étonnante torpeur politique saisonnière, exploitée par son parti, il exige une « réaction immédiate de la part des autorités municipales » et réfute l’utilité d’une « simple caméra » de vidéo-surveillance.

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