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La 2e circonscription des Pyrénées-Orientales, qui s’étale du canton de la Côte Radieuse à celui de Latour-de-France en empruntant les secteurs de Perpignan, Rivesaltes, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Saint-Paul-de-Fenouillet et Sournia, présente un cas de figure inédit pour le Pays Catalan. A l’issue de la publication des résultats du premier tour des élections législatives, qui se tenait dimanche 10 juin 2012, le candidat sortant, Fernard Siré, membre de l’UMP, a appelé de ses voeux la mise en place d’un « Front de droite », afin de conserver son siège. Crédité de 27,7 %, M. Siré est devancé par la candidate socialiste, Toussainte Calabrèse, à 32,1 %, tandis que le Front National, par sa candidate Irina Kortanek, a obtenu 23,6 %, pour 6,6 % créditant Françoise Fiter, du Front de Gauche. Interrogé par la station France Bleu Roussillon, M. Siré, jugeant sa victoire possible, a jugé que les « électeurs se sont sentis dupés » lors de la présidence d’un Nicolas Sarkozy reprenant certaines thèses du Front National. Selon lui, « il va bien falloir réparer tout cela » en rapprochant les points de vue. Affirmant, à titre d’exemple « je suis totalement contre le vote des étrangers », le docteur Siré, maire de Saint-Laurent de la Salanque, a tenu à préciser que le parti de Marine Le Pen est « républicain » et que « les électeurs qui votent pour lui sont respectables ». Sa volonté est ainsi d’obtenir le retrait de Mme Kortanek, dans le but de rassembler sur son nom un éventail incluant l’ensemble du spectre des droites.

Souhaitant faire « appel à la responsabilité des électeurs de droite », Fernand Siré peut ainsi devenir l’une des rares personnalités de droite classique séduites par la stratégie d’unions ponctuelles engagée par le Front National. Cette voie est notamment adoptée par le député-maire UMP des Saintes-Maries-de-la-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Cet élu, Roland Chassain, s’avoue favorable à une entente locale avec le FN pour battre son adversaire socialiste Michel Vauzelle. En fin de soirée, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, excluait tout appel de l’UMP envers le ralliement des voix du Front national.

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