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Le député UMP de la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales, Fernand Siré, souhaite prendre part au débat concernant la prochaine présidence de son parti. La ligne de mire du congrès prévu en novembre attise des intentions, affichées par l’ancien premier ministre, François Fillon, et supposées chez Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale et secrétaire général de cette même formation. Le 9 juillet, un groupe d’élus UMP de la région Languedoc-Roussillon, dont M. Siré, a affirmé son soutien à la candidature Copé, dans une démarche unique en France. Lors des élections législatives de juin, le maire de Saint-Laurent de la Salanque, qui a prôné un « front de droite » à l’occasion du second tour, a permis à l’UMP de sauver un seul de ses quatre sièges de députés en Pays Catalan. Cet épisode, couplé à son statut de rescapé, donne à son soutien une tournure relativement visible dans laquelle n’apparaissent pas les trois autres ex-députés UMP, battus en juin. A l’inverse, parmi les personnalités régionales ralliées au soutien figurent les ex-parlementaires languedociens Jacques Domergue, Elie Aboud et Gilles d’Ettore. Alors que François Fillon est officiellement candidat depuis le 1er juillet, la candidature de Jean-François Copé n’est « pas du tout » dans le temps de réflexion de l’intéressé, selon ses propres déclarations effectuées le 11 juillet. L’issue du scrutin devrait dépendre en bonne partie du poids des indécis, parmi lesquels figurent Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet.

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