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Le député-maire de Perpignan, Louis Aliot, a évoqué la dégradation de la tranquillité publique, à l’Assemblée nationale, mardi 21 juillet. Le parlementaire, membre du Rassemblement national (RN) a été inspiré par la répétition de faits de criminalité à Perpignan, dont le dernier, le 16 juilllet, a comporté des coups de feu tirés depuis une voiture, et un homme blessé, dans le quartier Saint-Gaudérique. Il s’est adressé au Premier ministre, Jean Castex, pour aborder l’insécurité en France, particulièrement dans la capitale du Roussillon, en accusant l’Etat de ne “jamais prendre la mesure réelle du chantier majeur d’insécurité, l’incivilité, ou pour le dire plus crûment l’ensauvagement de nos rues ». L. Aliot a exigé le “soutien indéfectible de l’Etat » envers les “victimes d’un terrorisme du quotidien ». Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’est chargé de la réponse, en mode bien davantage administratif que sociologique : “Oui, il y a des faits divers très révélateurs de la crise d’autorité qui existent dans nos villes (…) à Perpignan, il est vrai, il y avait moins 17 policiers au 30 juin. Mais, au 30 septembre, à la demande du Premier ministre, il y en aura 7 de plus que les objectifs budgétisés de votre commissariat.

22 ans après les “sauvageons” de Chevènement

Le terme “ensauvagement” employé par celui qui cessera d’être député à la fin du mois, au profit de sa suppléante Catherine Pujol, rappelle les “sauvageons” introduit dans le langage politique français par le ministre de l’Intérieur en 1998, Jean-Pierre Chevènement, suivi par son successeur à ce poste, Bernard Cazeneuve, qui a employé ce vocable 2016

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