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Dans le sillage du mouvement des Gilets jaunes et du « Grand débat » lancé par la présidence de la République, l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) est menacés. La suppression de cette structure fondée en 1945 par le général de Gaulle pour reconstruire la France après la Seconde Guerre mondiale est envisagée par Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat, camarade du député des Pyrénées-Orientales Romain Grau au sein de cette école, reste encore discret sur la question. Le parlementaire du Pays Catalan, comme le chef de l’Etat, est issu de la promotion Léopold-Sédar-Senghor, de 2004. Il se déclare favorable à la fermeture d’une école devenue étrangère au réel.

Un mea culpa implicite des énarques

« Il y a clairement une dégradation de l’accès aux grands concours et donc de la mixité sociale à l’intérieur de cette école », affirme Romain Grau, issu du monde paysan de Villemolaque, en Roussillon. Le candidat aux élections municipales de Perpignan affronte le paradoxe du souhait de table rase d’un monde et d’une méthode, tout en participant à l’après. Cette intention appliquée à la France signifie moderniser les pratiques, stopper l’entre-soi et reconnaître la médiocrité des résultats économiques et sociaux, en dehors de Paris et des métropoles. Le réel saute aux yeux des énarques, dont fait aussi partie le Premier ministre, Edouard Philippe. Leur amende honorable est un espoir de redressement, y compris à Perpignan.

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