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L’atonie politique consécutive aux élections régionales inspire le député UMP Daniel Mach sur un terrain sociétal. Ce mardi, le maire de Pollestres a prôné par communiqué « l’égalité devant la liberté d’expression » avant d’avancer un argumentaire nouveau. En écho à la polémique déclenchée par le journaliste Eric Zemmour, déclarant « La plupart des trafiquants sont noirs et arabes », le 6 mars sur Canal +, M. Mach a comparé le traitement médiatique et judiciaire consécutif, à l’affaire « Monsieur R ». EN 2005, ce rappeur, qui invite ses fans, au sujet de la « FranSSe », « à la baiser jusqu’à l’épuiser », avait été assigné en justice par Daniel Mach, puis relaxé en 2006. Le député-maire s’est indigné que des hommes comparables au rappeur, qui incitent, selon lui, « au racisme, à la violence et à la haine », ne soient pas « inquiétés par la justice », tandis que « d’autres sont muselés ». Les « autres » désigne explicitement M. Zemmour, qui, en commentant des « statistiques sur les origines de la plupart des délinquants », est « jugé coupable » par un « cercle de démagos » et subit un « lynchage médiatique ». Sur cette lancée, Daniel Mach participe cette semaine à la création d’un « Collectif des Parlementaires pour la Liberté d’Expression ».

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