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La passe d’armes municipale se poursuit à Perpignan dans un cadre tout pré-électoral, avec un nouvel exemple fourni par la majorité, qui fait corps autour du maire UMP Jean-Paul Alduy et évalue le danger de discrédit menaçant la candidate socialiste Jacqueline Amiel-Donat mise en examen vendredi 6 mars pour « diffamation envers un particulier ». Ainsi, M. Mohamed Iaouadan, avocat et conseiller municipal, à sensibilité de gauche et figure montante de la Ville, réagissait hier : « Mme Amiel-Donat tente de jeter un nouvel écran de fumée entre ses démêlés judiciaires et les médias (…), évitant ainsi d’avoir à se défendre des propos qu’elle a tenus ». Dans un rappel des faits propre à étourdir, le délégué aux affaires juridiques et à la lutte contre les discriminations évoque la situation dudit particulier, un fonctionnaire municipal, accusé par Mme Amiel-Donat, dans des « propos épouvantables », de « participer à une fraude organisée, avant de rétracter ses propos le lendemain (…) le mal étant fait devant des dizaines de journalistes et des caméras de télévision ». En mars 2008, notamment sur France 3 et BFMTV, la candidate avait parlé d’une « fraude » électorale, qui « ne s’était pas arrêtée au bureau numéro 4 », déclencheur de l’affaire dite « de la chaussette ».

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