Langue

Le chaotique calendrier de mise en place de la consultation sur l’indépendance de la Catalogne, voulue depuis décembre 2013 par le gouvernement catalan, avec vers un fort l’affrontement politique. Saisi par le gouvernement espagnol, dirigé par Mariano Rajoy, le Conseil d’Etat a approuvé à l’unanimité, ce jeudi 30 octobre, une résolution qui conteste cette échéance, prévue le 9 novembre. Fin septembre, cette même instance avait rendu caduque un décret, signé de la main du président de la Generalitat de Catalogne, Artur Mas, visant à convoquer le référendum. La « loi sur les consultations » approuvée par le Parlement catalan, avait subi le même sort. Ce vendredi 31 octobre, le conseil des ministres espagnol transmettra cet avis à la Cour Constitutionnelle. Le dimanche 9 novembre approchant à grands pas, son interdiction au titre de la légalité constitutionnelle ne fait aucun doute.

Le président catalan, Artur Mas, droit dans ses bottes

« Tout est presque prêt pour le 9-N. Qui vont-ils arrêter, les 40.000 bénévoles », indiquait Artur Mas, ce même 30 octobre, en référence à la masse de personnes candidates à la bonne tenue de la journée du 9 novembre. Le chef de l’exécutif catalan, sous pression de ses partenaires politiques et de son propre parti, Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), devrait immanquable s’orienter vers le grand choix. La version édulcorée de la consultation sur l’indépendance, présentée le 14 octobre, ne convient toujours par à l’Etat espagnol, malgré son caractère symbolique. La possible affluence suscitée par cette journée peu ordinaire semble devoir justifier les craintes de Madrid, qui argumente d’une mobilisation indue de fonctionnaires catalans dans son organisation.

Partager

Icona de pantalla completa