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Le vice-président du gouvernement espagnol, Alfredo Pérez Rubalcaba, a communiqué ce vendredi en milieu de journée au premier ministre espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, son intention de lâcher « immédiatement » la bride de l’éxécutif. Il ne s’agit pas d’un coup de théâtre tout à fat imprévisible, car la proclamation officielle du démissionnaire comme candidat socialiste aux prochaines élections « générales », qui devraient se dérouler en mai 2012, est prévue ce samedi. M. Rubalcaba, âgé de 60 ans, est ministre de l’Intérieur depuis 2006, et premier vice-président, mais aussi porte-parole du gouvernement, depuis le mois d’octobre dernier. Son départ, qui sera effectif à partir de ce lundi, signale une ferme volonté d’investissement, à temps complet, dans un nouveau rôle, celui de présidentiable. Le paysage électoral présente cependant une complication de taille, au constat d’un sondage, le « baromètre COPE », communiqué cette semaine. Selon cette étude, le très droitier Partido Popular obtiendrait 46,4% des suffrages lors des élections, tandis que le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol se contenterait de 30,9%.

La candidature de M. Rubalcaba, considéré comme le plus fidèle relais de Zapatero, a été rendue officielle le 26 mai, suite au retrait de la Catalane Carme Chacón. Cette-ci a préféré abandoner la course, qui devait ressembler aux élections primaires françaises. Le nom du successeur de M. Rubalcaba, ou de ses successeurs, puisque ce dernier occupe plusieurs postes, sera communiqué la semaine prochaine.