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Le succès se confirme pour le « bus à 1 euro » lancé le 1er novembre 2008 en Pays Catalan sur un modèle préexistant dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les dernières données, arrêtées au 31 mars, révèlent une fréquentation globalement triplée, les lignes les plus courues étant les plus longues, toutes à destination de Perpignan, au départ de Latour-de-Carol, Saint-Paul-de-Fenouillet, Prats-de-Mollo et Cerbère. Hier, mardi, alors que débutait une vaste campagne de promotion de ce dispositif, le président socialiste du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin, décrivait des lignes qui « explosent » à +500%, comme Ille-sur-Têt-Perpignan, ou Banyuls-sur-Mer-Perpignan, avec +300 % de passagers. S’en est suivie une affirmation lourde de sens dans le contexte actuel qui juche Perpignan au rang de forteresse UMP abordée par les assauts du PS : « Avec le bus à 1 euro, alors oui…Perpignan devient le Centre du Monde ». Eludant l’existence de la Compagnie Têt Perpignan Méditerranée, dont les 24 lignes de bus desservent près de 70% des habitants du territoire, concentrés en Roussillon, M. Bourquin a avancé un pion dans la conquête socialiste de la ville, en s’appuyant sur une politique sociale. Sur ce même principe, l’installation de défibrillateurs, avancée du côté du Conseil Général, peut devenir une concurrence entre le Département et l’Agglomération Perpignan-Méditerranée.

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