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L’aller-retour du divers droite Alain Ferrand à la tête de la mairie du Barcarès prendra effet samedi matin. Après une longue parenthèse de 12 ans, l’ancien maire sera le nouveau, à l’issue d’un conseil municipal exceptionnel, programmé à 10h. Confortablement élu dès le premier tour des élections municipales de dimanche, avec 52,1% des suffrages exprimés, l’entrepreneur réunira les 27 conseillers, parmi lesquels figurent 19 colistiers. Cette élection interne devrait se dérouler sans problème, bien que la décision de saisir le Tribunal Administratif ait été annoncée dès ce lundi par ses opposants Jean-Louis Disaro et Véronique Pastoureau, tous deux à la tête de listes à composantes et de gauche. Le motif invoqué concerne des irrégularités présumées lors du scrutin, dont la présence de M. Ferrand dans un certain nombre de bureaux de vote.

Dimanche soir, Alain Ferrand, en parfaite jubilation et longuement applaudi, a tenu à avertir son auditoire, réuni dans la discothèque Le Marina du Barcarès. Dans un discours essouflé, visionnable depuis ce mardi, l’ancien et futur premier magistrat lançait « ce n’est pas la victoire d’un clan », eu égard à une mairie tenue par son épouse, depuis 1999, en relais de son propre mandat, entamé en 1995. Après avoir pointé du doigt une certaine déformation des réalités effectuée par les « médias » majoritaires, M. Ferrand a appelé de ses voeux une « commune à l’échelle humaine » qui doit « retrouver l’harmonie ». Mais par delà cette élection qui fait figure de formalité administrative, les ambitions du nouvel élu semblent exister en dehors de l’Hôtel de Ville, au regard de l’attirail numérique mis à son service. Très à l’aise et actif sur les réseaux Facebook et Twitter, disposant d’une « chaîne TV » sur la plateforme de vidéos YouTube, l’élu a publié ce mardi sa revue de presse. Jouant la carte de la transparence, à l’instar de son affiche de campagne, composée de candidats vêtus de blanc, il continue, à travers un secrétariat post-moderne, à communiquer vigoureusement après son élection.

Cette attitude nouvelle pour un maire des Pyrénées-Orientales laisse à entendre d’autres visées, alors que se profilent les élections législatives de 2012 et les élections territoriales de 2014, en accompagnement des municipales. Entre-temps devrait se poser la réintégration à l’UMP du premier magistrat victorieux, bien que l’actualité démontre la relativité des étiquettes. Cette situation concerne notamment Christian Bourquin, président philosophiquement socialiste de la région Languedoc-Roussillon bien que mis à l’écart du parti de Martine Aubry, peut-être jusqu’en 2014.

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