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La Clau
Langues françaises. Le député Molac demande la réforme de la Constitution
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Le député à l’origine de la loi concernant l’enseignement immersif en langues minoritaires, Paul Molac, a pris acte du succès des mobilisations d’oppositions à la censure de ce texte opérée le 21 avril par le Conseil constitutionnel. Les manifestations, qui étaient organisées ce samedi 29 mai, ont rassemblé “plus de 10 000 personnes à Guingamp et bien d’autres à Pau, Bayonne, Colmar, Perpignan, etc, pour défendre nos langues”, signale le parlementaire du Morbihan sur Twitter, qui rajoute “l’enseignement de nos langues vaut bien une révision de l’article 2 de la constitution”. Pour sa part, le Premier ministre, Jean Castex, réfléchit globalement sur la question qui se pose envers les langues françaises.

Paul Molac s’exprimait déjà sur le sujet, le 26 mai : “pour préserver la liberté d’enseignement et l’égale dignité de nos langues, une révision constitutionnelle s’impose”. Elu sous les couleurs de la République en Marche, dont il s’est éloigné, il affirmait que “l’enseignement par immersion n’a jamais été autant menacé. Pourtant, il est employé dans des écoles aussi bien associatives que publiques et il touche des milliers d’élèves. Cette méthode pédagogique est reconnue pour être la plus efficace pour former des locuteurs en langue régionale, sans que cela ne porte atteinte – bien au contraire – à la maîtrise de la langue française par les élèves apprenants (…) c’est bien le rôle de la République de favoriser leur apprentissage à l’école et non de l’interdire”.

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