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Après avoir quitté, en début d’année, la liste noire des paradis fiscaux, la principauté d’Andorre étudie sérieusement la possibilité d’entrer dans l’Union Européenne (UE). Cette volonté historique suit un long processus vécu par le micro-Etat des Pyrénées, tardivement doté d’une Constitution, en 1993. Ces dernières semaines, le chef du gouvernement, Jaume Bartumeu, a entamé des pourparlers avec la Commission des affaires étrangères de l’Union, en compagnie de la présidence de San Marino, qui souhaite également devenir un Etat européen. Le plus grand élu andorran, qui est aussi son tout premier dirigeant socialiste, a pris connaissance des exigences de l’UE, qui devrait préalablement incorporer la principauté dans l’espace économique européen, sur l’exemple de la Principauté du Liechtenstein. Sans calendrier, ce grand changement politique pour l’Andorre, pays extrêmement rural jusqu’aux années 1950 puis transfiguré par le commerce de produits détaxés, supprimerait les rôles désuets de coprinces de l’Etat andorran, confiés au président de la République Française et à l’évêque d’Urgell. L’Andorre, qui compte 85.000 habitants, ne dispose pas encore d’impôt sur le revenu et prépare une loi de création d’une allocation-chômage, après avoir autorisé l’existence de syndicats.

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