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Marie-Antoinette Bouille, veuve du maire de Saint-Cyprien de 1989 à 2009, Jacques Bouille, a lancé cette fin de semaine une action en justice à l’encontre de l’Etat, qu’elle tient pour responsable de la mort de son époux, décédé par auto-strangulation, le 24 mai dernier, dans sa cellule du centre pénitentiaire de Perpignan. Mme Bouille, qui vise le procureur de Perpignan, Jean-Pierre Dréno, et son adjoint, a saisi le tribunal de Paris pour obtenir réparation. Dans les heures qui ont suivi la mort de l’ancien maire, son avocat, Bernard Vial, indiquait à son égard « S’il n’avait pas été en détention, je ne pense pas qu’il se serait suicidé ». Parallèlement, ce vendredi soir, l’avocat suisse Damiel Piller, administrateur de la société immobilière Lodef, interpellé mercredi à Paris puis interrogé par un juge d’instruction perpignanais, a été mis en examen pour faux et usage de faux en raison de son rôle présumé dans le cadre d’achats de tableaux et d’un possible prêt de 300.000 euros qu’il aurait pu avoir facilité au directeur du service d’urbanisme de la mairie de Saint-Cyprien, Francis Montor, lui-même mis en examen le 3 avril. Relâché, M. Piller, qui réfute en bloc les griefs judiciaires qui lui sont adressés, est interdit de séjour dans la ville de Saint-Cyprien.

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