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Trois adhérents d’Europe Ecologie – Les Verts (EELV) des Pyrénées-Orientales, dont l’ancien député socialiste et ancien conseiller municipal de Perpignan Jean Codognès, sont signataires d’un texte intitulé « Vive la région Languedoc Pyrénées !« . Ce document enthousiaste, consécutif de l’annonce de fusion des Régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, est lancé ce 4 juin par l’ancien secrétaire régional d’Europe Ecologie Les Verts en Languedoc-Roussillon, Manu Reynaud. Il défend la réforme territoriale comme « chance » pour faire « grandir et moderniser la région Languedoc-Pyrénées ». Le redécoupage territorial, promis au débat en Conseil des ministres le 18 juin, est également soutenu par la secrétaire départementale d’EELV dans les Pyrénées-Orientales, Agnès Langevine, et son suppléant aux législatives de 2013, Jean-Marc Panis, ancien conseiller municipal de Saint-Estève. Ces personnalités, éloignées du devant de la scène, défendent une « République des territoires » et une « Europe fédérale ». Elles prônent même « deux assemblées, l’une à Toulouse, l’autre à Montpellier », mais ce schéma reste improbable. En effet, le processus entamé en 1982 induit une forme de centralisation décentralisée, manifestée par une concentration héraultaise déshabillant régulièrement les Pyrénées-Orientales.

Revanche sur Christian Bourquin

Au delà, la future « région carrefour européen » vantée par les trois Verts du Pays Catalan sous-tend une revanche sur Christian Bourquin. Car le président de la Région Languedoc-Roussillon a pris possession du socialisme des Pyrénées-Orientales à partir de 1995, en écartant ses deux seuls rivaux crédibles, Jean Codognès et Henri Sicre, ancien député et ancien maire de Céret. L’effondrement de l’architecture institutionnelle bâtie par Georges Frêche de 2004 à 2010 est savouré avec gourmandise par nombre d’opposants, qui s’économiseront de combattre Christian Bourquin, dépossédé.

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