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Le phénomène de prostitution de bord de route, ou « prostitution rurale« , que notre magazine décrivait comme exponentiel l’été 2008, observe une forte diminution dans la province de Girona. Les mesures de répression engagées en juin 2012 par le ministère-département de l’Intérieur du gouvernement catalan, qui prévoit jusqu’à 2000 euros de pénalités pour les consommateurs pris en flagrant délit, semblent constituer la cause principale du recul. Les professionnelles du sexe restent présentes aux embranchements routiers ou sur les zones de dégagement, aux abords de Capmany et la Jonquera ou sur les axes secondaires menant de Figueres à La Bisbal, Girona ou Besalú, mais la diminution atteint 70 %.

546 amendes depuis juin 2012

En chiffres bruts, dans le territoire observé, les autorités catalanes signalaient au 31 mars 2012 la présence de 31 prostituées visant les automobilistes, contre 109 le 13 juin 2012. L’opération « Voral », coordonnée par la police catalane, les Mossos d’esquadra, porte ainsi ses fruits, mais le facteur économique entre en jeu. En effet, la crise économique favorise la baisse de la demande de services sexuels de bord de route, entraînant mécaniquement un repli de l’offre, selon une loi mécanique propre au commerce classique. Le dernier comptage fait état de 1215 amendes infligées depuis juin 2012 sur l’ensemble de la Catalogne du Sud, dont 546 pour la seule province de Girona, au titre du commerce de la chair en plein air. Parmi les 546, les sanctions ont concerné 281 prostituées et 265 clients, dont 70 % individus de nationalité étrangère, supposément française dans une proportion considérable.

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