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La préfecture des Pyrénées-Orientales a communiqué ce lundi 12 mai une synthèse sur les élections européennes, contenant les fondamentaux du scrutin du 25 mai et de ses prédécesseurs. Ce document donne des chiffres méconnus, comme la proportion d’eurodéputés français, au nombre de 74, pour 99 eurodéputés allemands, 54 espagnols et 73 italiens. La répartition des sièges est indiquée par circonscriptions électorales, avec un volant de 10 élus pour l’aire gigantesque qui englobe les Pyrénées-Orientales. Selon un calcul simple, ce périmètre « Sud Ouest », qui comprend les régions Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, détient 1,33 % des 751 sièges. Il égale à ce titre la circonscription Nord-ouest, dépasse l’Est et l’Ouest dotés de 9 sièges, mais reste mineur face aux 13 sièges de la circonscription Sud-Est et aux 15 de la région parisienne.

13% de chute de participation dans les Pyrénées-Orientales

Les services de l’Etat précisent la traduction en sièges du résultat des élections européennes, à la représentation proportionnelle « suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel entre les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages ». Par ailleurs, à la différence du système français, les candidats ne peuvent être fonctionnaires ou agents « en activité des institutions européennes ou des organismes spécialisés qui leur sont rattachés ». Ce document contient également les taux de participation électorale en Pays Catalan, de 52,61% en 1994, puis 49,61% en 1999, seulement 41,62 % en 2004 et à peine 39,51% en 2009, contre 52,76% en France il y a 20 ans et seulement 40,63% il y a 5 ans. La dégringolade s’élève ainsi à 13% dans les Pyrénées-Orientales, contre 12% au niveau hexagonal.

L’UMP en action, le Modem en espoir, le FN contre

En préparation du 25 mai, l’échelle nationale révèle l’incitation hésitante des partis majoritaires, mais le Front National (FN), avec un message « Non à Bruxelles », est le plus audible. Le parti d’extrême droite, pressenti vainqueur de ce scrutin à un seul tour, lance le parti de la mobilisation, au prix de la contradiction. Au niveau territorial, la députée européenne UMP Marie-Thérèse Sanchez-Schmid multiplie les actions de terrain et expliquait l’Europe, ce lundi à Amélie-les-bains et Baho, sur le thème « Pour la France, agir en Europe ». A l’occasion de sa tournée, la conseillère municipale perpignanaise est épaulée par les Jeunes de l’UMP des Pyrénées-Orientales et du département de l’Aude. De son côté, dimanche 11 mai, un autre élu perpignanais, Bruno Lemaire, colistier du chef de l’opposition FN à Perpignan, Louis Aliot, tête de liste « Sud-Ouest », a été empêché de réunion à Belmont-sur-Rance, dans l’Aveyron. En fort contraste avec cette candidature réfractaire, la présidente du Mouvement Démocrate des Pyrénées-Orientales, Christine Espert, troisième de la liste UDI-Modem, trouve dans ce scrutin sa première grande propulsion politique.