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Selon les déclarations effectuées vendredi par les syndicats Union Générale des Travailleurs (UGT) et Commissions Ouvrières (CCOO), la Guàrdia Urbana, police municipale de Barcelone, est mise en cause pour pousser ses agents à la productivité. En effet, la hiérarchie de ce corps de police a l’habitude de dresser une liste du nombre d’amendes émises par chaque policier, affichée il y a encore quelques mois au sein du Commissariat central dans le but de « motiver » les agents. Les plus efficaces des policiers municipaux ont ainsi bénéficié de nombreux avantages, dont l’accès aux heures supplémentaires et l’attribution de congés. Les syndicats s’élèvent contre cette pratique, expliquant que le travail de la Guàrdia Urbana ne saurait être quantifié. Dans cette même affaire, le président du groupe municipal d’opposition du très droitier Partido Popular à la mairie de Barcelone, Alberto Fernández Díaz, a dénoncé, également vendredi, une augmentation de 21,6% du montant des verbalisations infligées par la mairie en 2008, et la politique de la majorité socialiste qui utiliserait, selon lui, les amendes pour compenser les recettes municipales de capitale catalane, en baisse ces derniers mois.

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