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Parmi les prises de positions préalables au second tour des élections municipales de Perpignan, la secrétaire de la fédération catalane du Parti Socialiste, Ségolène Neuville, joue la prémonition. Dans un communiqué du 13 juin, l’ancienne secrétaire d’Etat et ancienne membre de la direction nationale du parti indique « l’élection de Louis Aliot conduira Perpignan dans une impasse et affectera durablement notre ville et notre territoire ». L’ex-députée emploie le futur, temps de la certitude, et non le conditionnel, associé à l’hypothèse. Vice-présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, elle estime que Louis Aliot « n’a aucun projet pour la ville » et « souhaite uniquement utiliser Perpignan à son profit et des fins politiciennes nationales ». Elle vise la “paresse” du représentant du Rassemblement national, qui « démontre qu’il a plus d’appétit pour les salons dorés parisiens et les plateaux de télévision que pour les dossiers de Perpignan”. A moins de quinze jours de l’échéance qui place la capitale du Roussillon sous les projecteurs médiatiques, S. Neuville réaffirme son souhait de front républicain, qu’elle exprimait dès le soir du premier tour, le 15 mars, en appelant à voter pour le maire sortant, Jean-Marc Pujol (Les Républicains).

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