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Ce lundi, le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, a mesuré l’impopularité d’une éventuelle externalisation du service de nettoiement municipal. Sur la radio France Bleu Roussillon, l’élu UMP a menacé de recourir à une entreprise privée pour obtenir une ville propre, rendues sale par un incivisme tenace, plus que par un mauvais rendement des 160 agents dédiés. Cette annonce a provoqué deux heures de mini-grève chez 35 % des intéressés et mis en évidence le changement incarné par M. Pujol, maire depuis octobre 2009 en succession de Jean-Paul Alduy. Actuellement, le premier magistrat serait tenté de rationnaliser l’action des 2625 fonctionnaires municipaux, dont le management s’avère parfois être un casse-tête. Selon une source syndicale interrogée par nos soins ce mardi, la mairie de Perpignan comptait au 31 décembre dernier 2287 fonctionnaires dotés d’un « emploi permanent », 98 « non-titulaires sur emploi permanent », 111 assistantes maternelles et 129 « autres titulaires sur emploi permanent », soit un agent pour 45 habitants. En 2009, un début d’économie, totalement révolutionnaire, s’est traduit par l’embauche de « seulement 5 nouveaux agents » en chiffres bruts, et le non-remplacement d’agents partant en retraite. En guise de parallèle, la mairie sud-catalane de Figueres, qui a externalisé son service Espaces verts, confiera son nettoiement au privé en février 2011, après avoir constaté que son service municipal est devenu caduque.

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