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La maire de Barcelone, Ada Colau, frappe fort dans la symbolique monarchique espagnole. Ce 23 juillet, la première magistrate d’extrême gauche, victorieuse des urnes le 24 mai, a fait retirer le buste de l’ancien roi d’Espagne, Juan Carlos, qui trônait en salle du conseil municipal. L’ancien monarque ayant abdiqué en juin 2014, sa représentation a perdu son sens car il ne s’agit plus d’un chef d’Etat, selon le premier adjoint Gerardo Pisarello. Historiquement, le buste visé a remplacé celui du général Franco, après sa mort, survenue en 1975. Son remplacement est prévu par un texte de 1986 imposant à la mairie de Barcelone d’arborer une effigie du roi. Philippe VI, héritier du trône, est déjà au centre du débat, mais M. Pisarello voit dans la monarchie une «certaine anomalie démocratique, car il s’agit d’une institution non élective». Il ajoute «au point de vue historique, ce régime a comporté parfois des privilèges et des opacités impropres à un système représentatif du XXIe siècle».

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