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La Clau
La justice revient vers Christian Bourquin dans le cadre de l’affaire « Synthèse »
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La justice n’a pas souhaité interférer dans le calendrier de Christian Bourquin, dont la carrière a vécu un coup d’accélérateur en novembre. Après avoir quitté la présidence du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, le 9 novembre, puis embrassé celle du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, le lendemain, l’ancien maire de Millas a mis en selle sa succession à Perpignan, en la personne d’Hermeline Malherbe, le 21 novembre. Mais à marée basse, vendredi dernier, 26 novembre, une vieille affaire, qui remonte à l’époque du Franc, a refait son apparition. Selon une information divulguée ce mercredi soir par les Journaux du Midi, le président régional a reçu une ordonnance de renvoi face au tribunal correctionnel de Perpignan, dans le cadre de l’affaire « Synthèse ».

En juillet 1999, quelques mois après son accession à la présidence du Conseil Général, Christian Bourquin avait choisi d’attribuer un marché public à l’agence de communication montpelliéraine Synthèse, à laquelle une nouvelle panoplie graphique avait été commandées, dont un célèbre « logo », en réalité une simple déclinaison du drapeau catalan, démultiplié depuis. Cette étape essentielle de la stratégie du changement incarnée par le président aurait pu comporter une influence exercée sur la commission d’attribution du marché, qui s’était réunie sans quorum réglementaire. « Synthèse » avait remporté la partie, d’un montant de 700.000 francs, soit 106.700 euros, après avoir présenté le devis le plus avantageux, comparé à ceux de ses concurrents. Une enquête sur ce supposé favoritisme a été ouverte en 2001. En juin 2008, M. Bourquin a été convoqué par la juge d’instruction Colette Dechaux, qui souhaitait l’informer de possibles soupçons à son endroit concernant ce prétendu délit. Plus de deux ans plus tard, ce renvoi en justice concerne aussi l’ancien directeur des affaires financières du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, et Pascal Provencel, qui assurait, en 1999, la gestion de « Synthèse », devenue « Agence conseil en communication Sens Inédit« . En cette fin 2010, les deux hommes intriguent la justice, au motif d’un supposé de « recel de favoritisme ».

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